Ce que le métier m’a appris (et pourquoi certains arrêtent)

J’en ai vu passer, des gars qui commençaient motivés.
Premier chantier, premier outil, premières poses.
Et puis un jour, t’apprends qu’ils ont changé de métier.
Pas parce qu’ils n’aimaient pas… mais parce que c’était trop.
Trop de pression, trop de fatigue, trop de solitude.


💪 1. Faut être solide. Et pas que physiquement

Oui, tu portes des meubles. Tu manipules du granit. Tu bosses debout toute la journée.
Mais le plus dur, c’est dans la tête.
Quand le chantier est bancal, quand le client doute, quand on t’attend au tournant, tu dois rester droit.

👉 Ce que j’ai appris : garder son calme, c’est la base. Même quand t’as envie de jeter la visseuse.


🕰️ 2. Ton temps ne t’appartient plus

Tu finis quand c’est fini. Pas à 17h.
Tu te lèves à 5h. Tu fais la route. Tu charges, tu poses, tu nettoies.
Et quand tu rentres, tu réponds encore aux messages.
C’est pas un métier. C’est une vie.

👉 Ce que j’ai appris : si t’aimes pas ton taf, t’y tiens pas.


🧠 3. Tu dois apprendre chaque jour

Rien n’est jamais pareil : un mur, un meuble, un client.
Tu crois que t’as tout vu, et paf, t’as un frigo de 90 cm dans une niche de 88.
Si t’apprends pas à t’adapter, tu coules.

👉 Ce que j’ai appris : l’humilité, c’est pas une option. Même après 38 ans.


🧍 4. T’es souvent seul. Et personne voit ton taf

On parle du cuisiniste, du vendeur, du showroom.
Mais celui qui passe 2 jours à régler des façades dans la poussière, on l’oublie.
Alors oui, parfois c’est frustrant. Mais c’est aussi pour ça qu’on est fiers.

👉 Ce que j’ai appris : faut pas attendre les remerciements. Faut se les donner soi-même.


Conclusion

Moi, j’ai pas lâché.
Pas parce que c’était facile.
Mais parce que c’est mon métier. Et que malgré tout, j’aime voir un plan qui tombe juste.
Alors si t’es jeune, ou si t’hésites, retiens ça : faut avoir la tête dure et le cœur droit.
Et si un jour t’as besoin de parler à un “vieux du métier”, je suis là.